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Juillet 10
11 résultat(s)
1- Michael Kenna, Filey Early Warning Station, 1981
Epreuve à la gélatine argentique colorée au sepia et au sélénium
Museum purchase, 1989/2.16
2- Brett Weston, Landscape, Germany
from the portfolio Brett Weston Europe, 1960
Epreuve à la gélatine argentique
Museum purchase, 1978/2.34
3- Ansel Adams, Maroon Bells, near Aspen, Colorado
from Portfolio VI, 1951
Epreuve à la gélatine argentique
Museum purchase, 1974/1.127
4- Franco Fontana, Paessaggio Baia Delle Zagare
1983, épreuve cibachrome
Gift of Clayton E. Wilhite, 1987/1.273.6
Rassemblez dans une même pièce les meilleurs photographes de paysage depuis que la photographie existe, de Steichen ou Fox Talbot jusqu'à Michael Kenna, en passant par Brett Weston ou encore Ansel Adams. Qu'est-ce qui pourrait déraper ?
Rien, si l'on en croit la force des images que l'UMMA a tiré de ses fonds propres pour les exposer jusqu'aux premiers jours de l'année prochaine.
The Infinite Landscape: Master Photographers from the UMMA Collection
Du 20 septembre 08 au 3 janvier 09
University of Michigan Museum of Art, Ann Arbor, MI
1- Palette 5 couleurs Twilight, 49,77€
2 & 3- Vernis Pure Diamonds et Black Sequins, 20,95€
Consigne : à porter dégoulinant, comme si la neige avait fondu sur vos joues, la nuit.
1- TWA Terminal, New York International (now John F. Kennedy International) Airport, New York, circa 1962.
Photographer Balthazar Korab.
© Balthazar Korab Ltd.
2- Dulles International Airport Terminal, Chantilly, Virginia, circa 1963.
Photographer Balthazar Korab. © Balthazar Korab Ltd.
3- General Motors Technical Center, Warren, Michigan, 1948-56
Photographer Ezra Stoller. © Ezra Stoller / ESTO.
4- Miller House, Columbus, Indiana, circa 1957.
Photographer Ezra Stoller. © Ezra Stoller / ESTO.
5- Deere and Company Administrative Center, Moline, Illinois, circa 1963. Photographer Harold Corsini. Courtesy Eero Sarinen Collection.
Manuscripts and Archives, Yale University.
Une rétrospective architecturale qui fera date. Aussi connu qu'il soit, le travail d'Eero Saarinen émerveille toujours autant. Mieux : cinquante ans après leur édification, ses réalisations représentent encore le futur de la discipline.
Eero Saarinen: Shaping the Future
Du 13 septembre 08 au 4 janvier 09
Minneapolis Institute of Arts + Walker Art Center
1- Piège à rongeurs
2- Rat-coléoptère
3- Femme-espadon ailée
4- Les os sur la peau
Maïssa Toulet, c'est notre sorcière bien-aimée. Bientôt, elle viendra nous en dire plus - et peut-être la verra-t-on jeter un sort.
Créatures, Quirkles par Rebecca Shreeve, chez Home autour du Monde
de 55 à 75€
1- Forest Rain, eau de toilette, 50 ml, 52€
(muguet, herbes mouillées, agrumes poivrés, feuilles de Gaïac, puis mousse gorgée d'eau, jasmin et fleurs blanches, et enfin paille séchée au soleil, vetiver, cèdre et muscs)
2- Forest Rain Hand and Body Lotion, 250 ml, 26,50€
3- Forest Rain Bath and Shower Liquid Body Cleanser, 250 ml, 18,50€
Collection Forest Rain par Kiehl's, disponible dès décembre 08
Sautoir Lapin
Métal, perles et cristaux
Boudoir by Disaya, 320€
En exclusivité au Bon Marché Rive Gauche
1 à 6- Mungo & Maud, Londres
Des sacs adorables, des lits et des couvertures bien confortables, des gamelles qui mettent en appétit, des vêtements à la pointe de la tendance et même un super parfum pour chien (si, si, on jure !), des laisses et des colliers, une extraordinaire sélection de jouets (mignonnes peluches en coton bio, balles en cachemire pour les specimens les plus délicats - ou les plus difficiles), des frandises (les Granola pour animal domestique figurent parmi nos favoris), etc... Pour les chiens, et les chats, et parfois pour leurs maîtres.
Marine Miel, la jeune créatrice qui se cache derrière Suzon & Lena, a du talent mais pas seulement : elle se distingue aussi par sa belle ambition, et le courage d'affirmer la particularité de son travail. Elle fonde sa marque à 24 ans, et ouvre sa boutique deux ans plus tard en plein Marais. Suzon & Lena propose des collections dont l'esthétique repose sur les codes vestimentaires de la Belle Époque, avec "faux-culs, tailles de guêpe et belles épaules", mâtinés d'esprit pin-up 50's, de vintage 80's et d'une patte pas trop Parisienne. On peut s'interroger sur sa façon de présenter sa jolie collection dans un look-book plein de folles de Charcot, ou sur son refus catégorique d'adhérer aux courants passagers qui font et défont le monde de la mode tous les après-midis - mais l'essentiel est là : des vêtements qui font taire tous les détracteurs. Il est salutaire de découvrir de nouveaux créateurs pas du tout formatés par la tendance, ni esclaves d'une niche qu'ils occupent sans réelle sincérité, juste parce que c'est pratique. On lui claquerait bien une bise, à Marine Miel, mais quelque chose nous dit qu'une révérence serait plus appropriée.
Suzon & Lena
64 rue Chapon, Paris 3° 01 58 62 21 03
1- tc88
2- tc118
3- tc31
Michael Wolf, in The Transparent City (Aperture, novembre 08)
Michael Wolf a eu l'occasion de réaliser à Chicago le fantasme des milliards de citadins qui peuplent la planète : espionner au téléobjectif la vie mystérieuse des habitants de l'immeuble d'en face. Une intrigue amoureuse, un complot - et pourquoi pas un meurtre ? Michael Wolf n'a rien vu de tout celà.
Le voyeurisme n'était qu'une des facettes de sa démarche. Commissionné en 2007 par le Musée de Photographie Contemporaine de Chicago, le travail de Wolf porte sur l'influence de l'architecture sur la vie sociale, professionnelle, et privée des habitants du centre-ville. C'est en 2005, lorsqu'il découvre Chicago depuis un train aérien, qu'il vient pour la première fois à Wolf l'envie de photographier la cité et ses clash architecturaux. Car à Chicago, un édifice au style néo-gothique côtoie un building de verre ultra-moderne, les différences de niveau entre un immeuble et son voisin peuvent atteindre des dizaines d'étages, et l'on est souvent surpris de rencontrer des appartements privés là où l'on attendrait des bureaux, et réciproquement.
Ces clichés, rassemblés dans The Transparent City, sont un pendant du travail récent de Wolf sur la ville de Hong Kong, Architecture of Density (2004). La terrifiante linéarité de la métropole asiatique laisse ici la place à des panoramas urbains variés, qui occupent plusieurs plans. Mais on retrouve le même souci plastique, graphique, et ce même sentiment d'oppression qui tient à l'absence de ligne d'horizon.
Les longues nuits de novembre sur les toits de Chicago n'ont pas permis à Wolf d'assister à de ténébreuses affaires. Elles laissent l'image d'une gigantesque termitière monotone et routinière, où la solitude est palpable, entre réunions de bureau et soirées qui s'étiolent devant l'ordinateur ou la télévision. Une vacuité qui renforce le vertige provoqué par ces images à la beauté angoissante.
Entre cols blancs et maillots de corps, l'imagination n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent. À moins que tout ne se passe derrière les portes fermées de couloirs que l'objectif n'atteint pas, derrière les stores baissés, ou dans les pièces obscures d'une ville finalement bien opaque.
Michael Wolf, The Transparent City, Aperture, New York, parution novembre 08
Voir The Transparent City sur www.photomichaelwolf.com
Acheter The Transparent City sur www.aperture.org
Michael Wolf expose son travail au Museum of Contemporary Photography de Chicago, du 14 novembre 08 au 31 janvier 09
Voir la page de l'exposition sur www.mocp.org
Michael Wolf signera son livre le vendredi 14 novembre 08 chez Colette, 213 rue Saint-Honoré Paris 1er, de 18h à 19h.
À l'occasion de Paris Photo 2008, la Fondation Aperture, qui édite notamment The Transparent City, s'invite chez Colette en compagnie de quelques-uns de ses photographes favoris : Takashi Homma, Eikoh Hosoe, Michal Chelbin et Erwin Olaf.
1- Winter in America, Two Guns
2- Branded, Priceless #1, 2004
3- Branded, A Bullet with His Name on It, 2004
4- Studio X, In Loving Memory of, 2007
5- Couverture du livre
Hank Willis Thomas, in Pitch Blackness, Aperture, octobre 08
© Hank Willis Thomas
Songha est mort.
Ce jeune homme de 27 ans, promis à un avenir brillant et très bien entouré, commençait à porter les fruits de tout l'espoir et l'énergie investis par ses proches pour faire de lui tout ce qu'il pouvait être. Pitch Blackness nous invite dans son enfance, au milieu de ses réunions de famille, chez sa grand-mère, parmi ses copains de fac, dans les soirées avec son pote Hank, celui qui a composé ce Requiem photographique... Tout doucement, on apprend à le connaître. On s'attache.
Puis, Songha est mort.
Braqué sur un parking, il a été exécuté par des gangsters alors qu'il n'opposait aucune résistance. Son visage est calme sur sa photo d'autopsie.
Hank Willis Thomas démonte l'événement, le transcrit en planches façon BD, avec des GI Joe à la place des protagonistes. Il en démonte aussi les conditions, en retirant le texte d'images publicitaires destinées au marché afro-américain pour exposer ce qui affleure, ou en détournant des campagnes de pub connues où il introduit des personnages noirs. Les messages ironiques et dissonnants font sourire, mais la rage gronde sous chacun de ces montages. L'ambigüité du photographe face à sa propre communauté est palpable, dès le titre : pour désigner les ténèbres absolues, on emploie en anglais l'expression pitch darkness. Pitch Blackness, alors, ce sont les ténèbres d'être noir.
Bien sûr, lorsque l'on est soi-même un jeune homme de 27 ans qui n'a pas l'impression d'avoir encore vécu une seule minute de sa vie, la trajectoire documentée par Hank Willis Thomas touche d'autant plus profondément. Comme un certain monsieur Obama l'a montré récemment, il y a de nombreuses manières d'être noir, et de nombreuses manières d'être blanc, et de nombreuses nuances dans l'intervalle. Plus fondamentalement, il n'est nul besoin d'être croyant pour croire en la sympathie.
Hank Willis Thomas, Pitch Blackness, Aperture, octobre 08