Février 12
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1- Jane and Louise Wilson, Service Module, Mir, 2000, tirage chromogénique sur aluminum, 180,3 x 180,3 cm, Courtesy 303 Gallery, New York
2- Adam Ross, The City at the Edge of Time, 02, 2004, huile, alkyd et acrylique sur toile, 121,9 x 127 cm, Courtesy the artist and Kevin Bruk Gallery, Miami
3- Lia Halloran, Up, Down, Left, Right, 2003-04, huile et flashe sur panneau entoilé, 182,9 x 121,9 cm, The Speyer Family Collection, New York
4- Aleksandra Mir, First Woman on the Moon, 1999, vidéo avec son, 12 minutes, Collection of the artist
L'infinité immobile de l'espace s'anime tout à coup. L'exposition itinérante Space is the Place montre la multitude de visages, les valeurs mouvantes, la richesse des visions que l'exploration du cosmos a engendré dans l'esprit des artistes ces cinquante dernières années.
Peinture, sculpture, installations vidéo ou sonores, photographie, performance : l'espace, ne l'oublions pas, est partout autour de nous.
Des inégalités entre sexes pointées par la vidéo d'Aleksandra Mir, First Woman on the Moon (1999), filmée exactement trente ans après qu'un homme a posé le premier un pied sur la Lune, à la liberté des corps en apesanteur révélée par la performance du groupe MIR, et qui s'accompagne d'une fragilité terrifiante face au vide meurtrier, l'exposition montre bien que l'espace n'est pas un lieu figé mais, au contraire, différent pour chacun, sur lequel se projettent des affects bien humains.
Les jumelles britanniques Wilson ont obtenu l'accès à des installations désaffectées, qui firent partie du programme spatial soviétique. Elles y ont photographié la désolation qui enveloppe aujourd'hui les vastes hangars et les salles de l'ancien centre d'entraînement - piles de combinaisons spatiales poussiéreuses, vestiaires vides... Leur travail souligne la douloureuse impression de vanité qui s'insinue jusque dans une entreprise aussi transcendante que l'exploration du cosmos.
Space is the Place
du 21 juin au 7 septembre 08
Hudson River Museum, Yonkers