Mai 12
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1- Glo-Our Rain Maker, vue de l'installation, 2006 Photo Hermann Feldhaus - Courtesy Ronald Feldman Fine Arts and Pierogi Gallery
2- Glo-Our Rain Maker, Cumulonimbus (Calvus) I, 2006 Photo Hermann Feldhaus - Courtesy Ronald Feldman Fine Arts and Pierogi Gallery
3- Glo-Our Rain Maker (détail de poussière de silicone), 2006 Photo Hermann Feldhaus - Courtesy Ronald Feldman
L'artiste bahaméen Tavares Strachan aime construire des oeuvres d'art qui parlent, sinon d'écologie, du moins d'environnement. Après avoir exposé aux Bahamas, le jour le plus chaud de l'année, un cube de glace venu d'Alaska, il a investi simultanément l'automne dernier deux galeries new-yorkaises qu'il a transformées en usines à nuages. La Haus der Kulturen der Welt berlinoise subira le même sort en août prochain.
À l'aide d'un dispositif numérique et électronique qui régule la pression dans une sphère de verre où tombent eau et poudre de silice prélevées à New York, il recrée artificiellement des formations nuageuses dont la vie n'excède pas dix à quinze minutes. Des photographies énigmatiques, exposées dans le même espace, illustrent le processus à différentes étapes. Pour l'heure, ces nuages en devenir sommeillent quelque part entre l'Amérique et l'Europe, bien à l'abri dans les complexes alambics de Strachan, alchimiste contemporain.